Le prix du public Myriam Gagnon

Connaissez-vous le FIFEM? Saviez-vous que votre enfant aura la chance de voter pour son film favori?

La Clinique d’orthopédagogie Myriam Gagnon est très heureuse d’être partenaire du FIFEM pour le Prix du Public Myriam Gagnon!

Amenez votre enfant voir des films de grande qualité artistique lors de la semaine de relâche!
Pour plus d’informations, nous vous invitons à visionner cette courte vidéo explicative.

Numération et jeux de société

Par Houria Bénard, Orthopédagogue

Aucune description de photo disponible.

Saviez-vous qu’en jouant à des jeux de planche comme Serpents et échelles, les enfants peuvent développer différentes habiletés en lien avec la numération en mathématiques?

D’abord, lorsqu’il brasse le dé et avance son pion d’une case à l’autre, l’enfant visualise la suite numérique et constate les nombres qui se succèdent. S’il est à un niveau scolaire plus avancé, il peut également anticiper la case sur laquelle arrivera le pion, sans le déplacer d’un nombre à l’autre et en réalisant l’addition dans sa tête (« Mon pion se situe sur la case 4. En brassant le dé, j’ai obtenu 5. Je pense qu’il devra donc se déplacer jusqu’à la case 9, parce que 4 +5 = 9 »).

Et si nous changions les règles du jeu pour augmenter le défi auprès des plus grands ?

Vous pourriez, par exemple, cacher les nombres de certaines cases avec de petits morceaux de papier et lui demander de les nommer au fil de la partie. Cela demandera à l’enfant de se représenter la suite numérique mentalement et de se souvenir des nombres prédécesseurs et successeurs, plutôt que de se référer au repère visuel qu’offre habituellement le jeu. Au besoin, vous pouvez dévoiler des cases, afin d’offrir un soutien supplémentaire.

Voici une ressource intéressante, partagée par le RIRE (Réseau d’Information pour la Réussite Éducative) du CTREQ et faisant mention d’un article de Jacynthe Giroux, professeure titulaire au Département d’éducation et formation spécialisées à l’UQAM. La didacticienne aborde notamment une manière d’enseigner les mathématiques qui est bien différente de celle connue traditionnellement.

Bonne partie !

Les difficultés d’apprentissage au cégep et à l’université

Par Myriam Gagnon, directrice clinique et orthopédagogue

Il y a quelques années, je travaillais notamment avec des étudiants du cégep qui souhaitaient s’améliorer dans leurs cours de formation générale, comme le français (littérature) et la philosophie. Ils prenaient la peine de m’appeler eux-mêmes et m’exposaient leurs difficultés en écriture, en rédaction, en lecture, en analyse et en synthèse d’information. Cependant, le portrait des étudiants adultes que je reçois a maintenant changé et je reçois dorénavant davantage d’étudiants de l’université, inscrits au baccalauréat. Pour ceux qui fréquentent le cégep, ils sont inscrits à des programmes de double DEC ou en sciences de la nature et ne consultent plus exclusivement pour leurs cours de français ou de philosophie, domaines dans lesquels, au contraire, ils sont très forts. J’aimerais profiter de cet espace pour vous faire part de mes observations quant à la nature des difficultés que rencontrent ces étudiants et des principaux éléments qui composent mon approche afin de les aider à réussir de leur mieux.

À travers l’histoire scolaire que je dresse avec eux lors de la première rencontre, je constate que les adultes que je reçois ont eu un parcours primaire et secondaire souvent sans entrave majeure. Ils ont pu, à un moment ou à un autre durant leur scolarité, démontrer leurs qualités exceptionnelles dans quelques matières, voire, démontrer une certaine facilité d’apprentissage. Quelques-uns ont fréquenté l’école privée, d’autres l’école publique. Dans un milieu comme dans l’autre, ils ont vécu certains défis sur le plan de l’adaptation ou de la transition, mais ont été en mesure de s’en sortir par leurs propres moyens ou à l’aide d’une psychothérapie parfois combinée à une médication. Voilà ce qui me touche particulièrement: ces étudiants, qui étaient cognitivement disposés à réussir, ont tous vécu un épisode de problème de santé mentale durant leur adolescence. Et ce qui m’interpelle également, c’est que leur vécu scolaire aboutit, en fin de compte, par des échecs aux études post-secondaires.

Ces étudiants cognent à ma porte avec un franc désir de s’améliorer et de comprendre ce qui ne va pas. Ils arrivent avec leur histoire scolaire personnelle que nous décortiquons ensemble lors de l’entrevue initiale. Nous analysons ensemble ce qui a marqué positivement et négativement leur parcours, et tentons de déterminer avec quelles forces et quelles lacunes ils entreprennent leurs études post-secondaires. Puis, nous utilisons certains questionnaires de l’excellent Guide de réflexion sur les stratégies d’apprentissages à l’université élaboré par François Ruph.

Les étudiants qui me consultent font quelques fautes de français, mais aucune difficulté majeure n’est observée sur ce plan. Certains ont des difficultés avec la rédaction de travaux, mais nous parvenons à les aider en leur enseignant des stratégies de planification et d’élaboration d’idées. Cependant, une difficulté qui leur est toutefois commune touche l’autorégulation des apprentissages.

L’autorégulation, c’est cette capacité qu’ont les apprenants à bien gérer leurs apprentissages devant une tâche. Plusieurs composantes sont inter-reliées, parmi lesquelles la motivation et le vouloir apprendre, la perception de sa propre valeur et les concepts de soi, le choix des stratégies cognitives, leur ajustement en cours de travail et l’auto-évaluation de sa performance. Il y a ainsi les volets affectif et cognitif qui se côtoient. Lorsque nous devons travailler sur l’autorégulation, il importe ainsi d’évaluer quelles composantes sont déficitaires chez l’étudiant afin de travailler efficacement pour constater des améliorations.

Or, souvent, en plus de quelques composantes cognitives, je constate à travers ma pratique que les composantes affectives sont très souvent touchées. Le concept de soi qui se construit négativement et les perceptions de soi erronées quant à sa propre valeur comme élève peuvent déjà être observées par les enseignants et professionnels très attentifs dès le primaire. Lorsque l’on en perçoit déjà les premiers signes et symptômes dès l’enfance, il est primordial de considérer que l’enfant grandira avec symptômes jusqu’à l’âge adulte et que ceux-ci affecteront probablement son parcours scolaire. D’où la nécessité d’agir rapidement.

L’autorégulation par le jeu de stratégie

Par Myriam Gagnon, directrice clinique et orthopédagogue

Des vacances, un long congé en vue ?  Pourquoi ne pas profiter de ces moments agréables en famille pour faire un jeu de stratégie ?

Si vous souhaitez que votre enfant développe sa capacité de planification et d’organisation, profitez de moments agréables de jeu en famille ! Ce sera l’occasion de montrer à votre enfant comment il peut travailler les stratégies gagnantes en résolution de problème tout en s’amusant. 

Pourquoi ?

Les enfants qui éprouvent des défis dans l’organisation des apprentissages à l’école ont très souvent des difficultés à auto-réguler leurs apprentissages. Votre enfant a tendance à travailler rapidement ? Il lit les problèmes mathématiques sans trop réfléchir et laisse des traces écrites trop vagues ou brouillonnes quand il doit structurer sa démarche ? Ou encore, vous avez l’impression qu’il ne met pas les bonnes stratégies de résolution de problème en pratique ? 

L’autorégulation consiste en une série d’actions qui permettent de gérer une tâche à plusieurs étapes.  Votre enfant doit notamment faire preuve d’une bonne autorégulation lorsqu’il doit résoudre des problèmes, effectuer des tâches de recherche et de synthèse d’informations, lire un texte et répondre à des questions ou faire des productions écrites.  Ainsi, il doit apprendre à bien analyser sa tâche, planifier et organiser sa démarche, mettre en pratique des stratégies efficaces, mais il doit aussi les ajuster en les réévaluant en cours de route.

Le jeu de stratégie en famille s’avère un choix tout à fait judicieux pour aider votre enfant à ce niveau.  En apprenant à gérer une stratégie de jeu efficace, il deviendra peu à peu en mesure de transférer cette habileté dans des tâches scolaires.

Comment ?

Soyez un modèle pour lui ! Étalez votre stratégie de jeu pour commencer.  Cela signifie que vous pouvez verbaliser à voix haute votre but et votre démarche de jeu, du début à la fin.  Expliquez comment vous planifiez débuter le jeu et pourquoi vous avez décidé de procéder ainsi.  En cours de jeu, nommez vos bons coups, faites ressortir les mauvais coups, expliquez quelles seront les conséquences anticipées, et enfin, dites comment vous vous réajustez afin de gagner.

Les stratégies changent souvent en cours de jeu puisque vous les réévaluez constamment et c’est normal pour vous.  Votre enfant, surtout s’il éprouve des défis à ce niveau, ne saisit toutefois peut-être pas cette nécessité de se réajuster en cours de route.  Il peut même parfois voir qu’il est en train de perdre et se décourager, ou – pire ! – devenir frustré par le jeu ! 

Mais rassurez-vous, votre enfant appréciera votre partage d’expérience.  Cela l’aidera même à dédramatiser ses erreurs qui le conduiraient à un jeu perdu. Plus vous lui partagerez votre stratégie de jeu, plus il apprendra comment bien procéder. 

Invitez-le à verbaliser à son tour sa stratégie, du début à la fin.  Devant ses choix et décisions, n’hésitez pas à lui poser des questions afin de l’aider à évaluer sa démarche.  Laissez-le expérimenter ses stratégies et constater par lui-même ses bons et moins bons coups.

Ne cessez jamais de l’encourager, car avant tout, le jeu doit rester plaisant ! Participer à une atmosphère familiale positive et toujours agréable restera le but premier de chaque adulte et enfant lorsque vous choisissez de faire ensemble un bon jeu de stratégie.

Quels jeux?

Blokus, Logix, Mastermind et Monopoly attirent notre attention.

La Littératie précoce

Par Houria Bénard, orthopédagogue à la Clinique d’orthopédagogie Myriam Gagnon

Saviez-vous qu’avant d’entrer à la maternelle, un enfant peut déjà se familiariser avec le grand monde de l’écrit ? En tant que parent, en lui faisant la lecture, par exemple, vous lui permettrez de découvrir certaines habiletés, comme le fait de lire de gauche à droite. Ce faisant, il sera à la fois exposé aux lettres de l’alphabet et à des mots de vocabulaire, ce qui contribuera éventuellement à développer ses connaissances lexicales. En effet, si le développement du vocabulaire, qui débute très tôt dans le développement de l’enfant, est important au niveau de la communication expressive (s’exprimer) et réceptive (se faire comprendre), il peut non seulement connaître une incidence au niveau comportemental, mais également au niveau de l’apprentissage de la lecture (Sénéchal et al., 1995; White, Graves et Slater, 1990). Dans leur étude publiée en 2000, Sénéchal et Hargrave proposent d’ailleurs des interventions axées sur le dialogue à la suite des lectures, au préscolaire, pour améliorer le vocabulaire expressif.

D’un point de vue de la connaissance des lettres de l’alphabet, qui est importante pour la compréhension du principe alphabétique (Bara, Gentaz et Colé, 2008), « Les jeux de lettres » de Ravensburger, sont amusants pour apprendre à former des mots. Que ce soit sous la forme de mots croisés, de mots cachés ou de mots mystères, il offre également la possibilité à l’enfant de consulter une réglette où est affiché l’alphabet, à titre de référence au besoin. Il s’agit d’ailleurs d’une belle stratégie à mettre en place pour apprendre à devenir autonome !

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer